Moi qui ne vivais que pour les cimes et les grands precipices
Me voici recluse dans une prison doree, aux murs bien lisses
Plus de hauts, et plus de bas, que la torpeur d’un calme plat
Plus de vertige, plus d’elan, juste un calme decevant
Un champ de vision reduit et sans zigzagues
A perte de vue l’horizon des terrains sans vagues
Dans la cite dortoir, tout est morne et moyen
On choisit de pas choisir, on recite le refrain
On ne s’emerveille plus, asphyxies par le rien
On etouffe ce qui vibre, dans le pale quotidien
Tout est terne et tiede, comme les faubourgs sans ame,
On choisit d’obeir, d’oublier la flamme
L’existence s’etire, morne ritournelle
Et nos jours s’effacent dans la lumiere artificielle
Plus de talus, pas de tourment
Mais, je sombre dans l’abime
Pas de declive ni de tournants
Et pourtant, je patine
Pas de pente ni d’escarpement
Or, je creuse mon abysse
Pas de descente ni de versant
Et pourtant je glisse
Je glisse...
Black Metal »
Atmospheric Black Metal »
Vertige - Chute - Libre
Vertige








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🎙️ One-man recording
Vertige
Chute - Libre
«Страна»🇫🇷 France
«Формат»Full-length
«Жанр»Atmospheric Black Metal
«Город»Labastidette, Occitanie
«Можно скачать»mp3 | flac
«Доп. жанры»-
«Дата релиза»April 3 2026
«Качество MP3»320 kbps
«Размер»158.8 MB
Треклист
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1. Je glisse (10:00)copy
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2. Aliénation (03:19)copyJe suis en train de m’eteindre
Je pars ou je reste ?
Je sais pas quoi faire...
Ma flamme se meurt
Aidez-moi !
Vous comprenez pas...
J’y vais, j’y vais pas ?
Je suis en train de crever... -
3. Du rouge sur le blanc (12:05)copyJe veux subir la fureur qui m’embrase, plutot que la quietude me consumer
Je veux bouffer des tornades, m’y dechirer, au lieu d’apprendre a m’apaiser
Je veux chialer, de joie ou de tristesse, tomber de haut quand le bas me blesse
Je veux eprouver le vent qui m’ecorche, plutot que moisir a l’abri sous le porche
Je veux bruler, hurler, que la hargne me foute en l’air !
Je veux lutter, buttee a chaque instant partir en guerre !
Je veux gemir, de plaisir ou de tourment, sentir mon cœur battre violemment
Je veux tomber, mal et souvent, qu’importe si je saigne en m’effondrant
Je veux souffrir, pas faire semblant, je veux tailler sans mettre de gants
Je veux du rouge sur le blanc, je veux des bleus et pas de pansements
Je veux la flamme, pas sa lueur, l’essoufflement et la sueur
Je veux la fievre et son ardeur, fouler la merde et son odeur
Je veux vivre dans la tempete, je veux le feu, pas la tiedeur
Meme si elle m’arrache la tete, je prefere l’exces a la fadeur
Je veux peindre avec mon sang, y a pas de beige dans mes couleurs
Je veux m’allonger sous des torrents, prendre plaisir dans la douleur
Et vint un soir, au comble de ma peine devenue infini
J’ai prie dans un dernier souffle, implorant l’univers avec tout mon cœur
De m’envoyer un signe, m’ouvrir la voie vers la liberte, enfin. -
4. Désaturation (06:34)copyJ’ai perdu mes valises avec mes maux dedans
Ma prose incisive et ma rage dedans
Le voyage s’arrete la, et ma vie en suspens
Je pense plus, je m’assois, j’attends.
A la douane ca passe pas, y a rien a faire, je suis a poil j’ai plus d’affaires
Je suis supposee me sentir legere
Mais je me trouve vide et de travers, etrangere a decouvert
Cette liberte sous condition c’est un calvaire
Joli parachute dore mais si vous m’empechez de voler
Qu’est-ce que je vais faire de ces billets ?
Je suis de ceux qui preferent crever de faim pour leur liberte
Que se noyer dans l’opulence et pas pouvoir manger
J’arpente les couloirs de ce terminal livide
La boule au cou, et la corde au bide
Ca commence a ressembler au couloir de la mort,
Je suis coincee, oppressee, ni dedans, ni dehors
J’ai jamais supporte d’etre enfermee, je leur avais dit je me connais
Laissez-moi libre j’irai nulle part, mais retenez-moi et je me barre !
J’entends partout que les portes vont se fermer
Je suis bloquee, terrifiee, j’arrive pas a decider
Et puis comment vous pourriez savoir mieux que moi ?
Peut-etre que je prefere etre a l’air dans le froid !
Vos foutues craintes projetees sur mon audace
Me gelent, me retiennent, me bloquent et me glacent
Car vous avez peur de vous croiser dans le silence
Mais moi je parle a l’ennui, j’y trouve du sens
Vous avez besoin de bruit pour pas vous entendre penser
Personnellement, face a moi-meme, je suis en paix
A mesure que les journees perdent de leur sens
Les miens s’amplifient, a croire qu’ils compensent
Chaque odeur, chaque bruit, une putain de souffrance
Me touche pas, ca fait mal, je veux une bulle de silence
Tout se bloque, je suis un bunker d’emotions
Tout se ferme, un blockhaus, une prison
Sur mon corps, des taches oranges apparaissent
Un ghillie qui demange pour disparaitre
Je suis super rancuniere, je digere tres lentement
Mon estomac comme une barriere se tend et se defend
Alors j’arrete les aliments et je sombre petit a petit
42 kilos d’epuisement qui se trainent comme un zombie
Je soigne mes angoisses a coup de cachetons
Mais a tout faire taire j’ai flingue mes emotions
Je regrette le temps ou il y avait des choses qui m’animent
Comme partir arpenter les gouffres et les cimes
Maintenant j’ai plus d’avis sur aucune question
J’ecoute les gens jacter comme des personnages des Sims
Moi je comprends rien aux relations et je me demande a quoi ca rime
Et puis je m’en fous ! Laissez moi ! Je veux juste rentrer a la maison
J’attends la fin du refrain pour remettre la chanson
Y a plus rien qui m’excite, j’ai aucune passion
Plus de faims incongrues et de desirs de biture
Plus de soif d’inconnu et de gout pour l’aventure
Le seul truc qui me reste c’est cette frustration
Sans doute la derniere braise a l’agonie
Elle hurle sa detresse et sa suffocation
Et peut-etre encore... L’envie d’avoir envie
Je voudrais juste qu’on me prenne par la main
Simplement qu’on me dise « allez viens... »
Qu’on me souffle dans le dos pour raviver des trucs
J’ai juste besoin d’une etincelle, d’un coup de pied au uc
Elle est la cette force, elle est juste enfouie
On m’a tellement brisee, qu’elle s’est enfuie
Loin des hommes, en solitaire, c’etait une question de survie
Et pourtant il me ronge cet « isolement choisi »
Je suis pas misanthrope par nature
J’ai juste ete decue si souvent
Qu’a force d’en subir les piqures
j’ai developpe une allergie aux gens
Pour retarder la prochaine morsure
Je me preserve en m’eloignant
Mais je me rapproche de l’ultime coup de vent
Celui ou on part avec le SMUR
Et dont on ressort les pieds devant -
5. Plus jamais ! (10:46)copyPlus jamais la soie des brumes
Plus jamais la voix des pierres
Que le vent seme mes plumes
Et disperse ma poussiere
Plus jamais la paix docile
Ni les serments sans vertige
J’ai vu la lumiere des gouffres
Et m’y suis fait vestige
Plus jamais les reves soumis
Plus jamais la foi sans transe
Je rends mes peurs a la nuit
Et ma voix a la transcendance
Plus jamais les songes ternes
Plus jamais le souffle clos
J’ouvre la chair du silence
Pour y semer mon chaos -
6. J’écris ton nom (11:32)copySur les secondes en sur-place
Sur le temps qui n’a plus de piles
Sur les minutes qui font volte-face
Et sur les heures, qui a l’envers, defilent
Sur le neant que rien ne peut combler
Sur le paroxysme de l’inutilite
Sur le temps perdu et retrouve
J’ecris ton nom
Sur la lettre pour mon patron
Recommandee avec accuse de reception
Sur la porte que je claque
Sur le clacos retrouve
Sur le vil gluten de ble
Sur les Russian Imperial Stouts
J’ecris ton nom
Sur les murs de ma grotte
Sur le PQ avec ma crotte
Sur la sante revenue
Sur l’isolement qui m’aspire
Et sur l’ennui qui m’inspire
Sur les partition du Vertige
J’ecris ton nom
Sur tes villes de merde ! Sur tes citadins !
Sur tous les moutons ! Au fer chaud, j’ecris ton nom !
Sur tes luttes et tes drapeaux ! Grave sur ma peau !
Sur mes chaines brisees ! J’ecris ton nom, Liberte !
Sur les cimes des montagnes
Sur leurs silhouettes au couchant
Sur la toile du firmament
Sur la nuit douce compagne
Sur les vallons de ma jeunesse
Sur l’ivresse de la campagne
J’ecris ton nom
Sur le silence precieux
Sur la richesse de mes songes
Sur les crepuscules en feu
Et les matins baignes de brume
Sur les bancs de nos grands-peres
Et les fermes centenaires
Sur la chaux et sur le lierre
J’ecris ton nom
Sur la mare que je creuse
Pour dire marre de ces conneries
Sur mes larmes et ma sueur
Sur mon fiel et sur ma suie
Sur la colere contre moi
Sur ma faiblesse d’esprit
Sur l’engrenage que je fuis
J’ecris ton nom, et plus jamais ne l’essuie !
Sur ces pages au sang seche
Sur les roches gravees a l’ongle
Sur l’ecorce des cypres
En epitaphe sur ma tombe
Sur la glaise et la gadoue
Mais jamais sur le goudron
Sur la fiente et les racines
Je crie ton nom et lui chante un hymne
Sur tes prisons ! Sur tes prieres !
Sur tes blasons ! Sur tes frontieres !
Sur tes regles de societe !
J’ecris ton nom, Liberte !
Sur tes lois ! Sur tes conditions !
Sur tes normes ! Sur ta raison !
A l’encre amere je signe desertion !
Liberte, j’ecris ton nom ! -
7. Ballade (04:50)copyAujourd’hui je suis allee marcher dans les champs, l’automne prend son temps et repand ses jets de lumiere d’or au gre des collines, et moi j’admire ce spectacle dont je ne me lasse pas.
J’ai passe trop de temps derriere des fenetres qui donnaient sur rien,
rate trop d’aurores, d’orages, de melancolie et de saisons.
Les murs blancs comme paysage, les quatre memes aliments sans gout,
les sorties programmees et minutees, ca ressemble bien trop au penitencier.
Avec la culpabilite en prime de ne pas profiter d’une pseudo liberte
gachee par le carcan mental sournois qu’impose une vie de merde.
J’ai longtemps cru que j’etais cassee mais j’etais juste coincee, si j’avais su j’me serais cassee, bien avant,
mais qui sait, peut-etre que je suis la parce qu’il fallait y passer...
Finalement peut-etre que j’ai croise les bonnes personnes au bon moment, comme quoi quand tout s’aligne, faut aller de l’avant, le tapis rouge brode de lisere blanc, l’autoroute comme on dit...
Alors a la nature, faut pas lutter, aux signes qu’on recoit et qu’il faut ecouter.
Aujourd’hui j’admire l’horizon depuis mon belvedere et je crois que l’hiver ne viendra plus.
On baignera dans les dorures et les bancs de brume pour l’eternite, et je serai la, chaque matin,
au premier rang, les yeux humides et une tasse d’emerveillement chaud et intact au creux des mains,
a remercier l’univers d’avoir joue sa meilleure piece une fois encore...
Le silence et le ralentissement forces recompenses par des cadeaux rares et precieux,
attendre, se fondre et etre partie integrante de ce theatre improvise.
Pas d’acteur principal, juste une implacable unite, une logique tellement reposante qu’elle en est addictive et salvatrice.
Alors a la nature, et au bonheur pur d’en faire partie.
Aujourd’hui je suis allee marcher dans les champs, j’ai observe les traces d’animaux comme une enfant, J’ai suivi le vol d’un milan et puis je me suis arretee pour scruter la symetrie parfaite de la lisiere du bois sur le lac paisible. Un geai a prevenu la foret de mon intrusion et je me suis faite plus discrete. J’ai attendu on long moment sans bouger au cas ou j’aurais l’immense privilege de croiser Maitre Renard, les mains gelees mais emplie d’espoir, attentive a chaque fremissement, chaque indice...
Au jour qui flanche, le plafond qui s’assombrit et bientot se pare de strass scintillant,
j’ai cherche la grande ourse comme une gosse et suivi l’etoile du berger du bout de mes doigts engourdis.
Je suis restee la hors du temps, le noir total, a faire partie du neant.
Alors a la nature qui n’en finit pas de m’emerveiller, a la nature et a la liberte. -
8. Le vide trouve un chemin (09:48)copyJe croyais que je ne parlerais plus jamais, moi
Et puis c’est revenu dans un sursaut
J’ai lache mon escorte et vole vers le froid
Je suis sortie du bunker, j’ai escalade la bleue paroi
L’impression timide que l’air avait un gout nouveau
Ni en vie ni morte : echappee de l’effroi
Si ma lumiere s’est eteinte, je suis l’onde qui se propage
Si ma flamme s’est tarie, je suis la fumee qui s’en degage
Si ma voix s’est tue, je suis l’echo qui hurle plus fort
Et si de mes cendres je renais, c’est en implacable condor
Vous m’avez fait taire mais le vent tourne
Par milliers les mots griffent de melancolie mes pages de carnet
Et plethore de riffs mordent le silence en melodies dechainees
Le vertige trouve un chemin...
Vous m’avez tous tendu la main
Sournoisement, pour me tirer au fond du gouffre
Mais le neant m’a recrachee, j’en ai fait mon souffle
Le vide trouve un chemin...
Продолжительность: 01:08:54
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«Chute - Libre»: Стерильный покой спальных районов вдребезги разбивается о неистовое желание чувствовать жизнь каждой клеткой. Сначала - гладкая поверхность будней и удушливая безопасность, но за ними всё отчётливее проступает голод по обжигающей правде.
Это стремительное движение вверх, где вместо мягкой посадки ждёт яростная стихия и ледяной ветер перемен. Обыденность уступает место лихорадочному поиску подлинности, когда апатия бессильно отступает перед мощью первозданной природы. Яркий след на чистом снегу становится единственным верным ориентиром в мире, который слишком долго заставляли быть серым.
Оставьте позади груз чужих ожиданий, сбросьте оковы выученной покорности и сделайте шаг навстречу вольности.
Время окунуться в эту бурю и обрести себя на самой вершине.
Это стремительное движение вверх, где вместо мягкой посадки ждёт яростная стихия и ледяной ветер перемен. Обыденность уступает место лихорадочному поиску подлинности, когда апатия бессильно отступает перед мощью первозданной природы. Яркий след на чистом снегу становится единственным верным ориентиром в мире, который слишком долго заставляли быть серым.
Оставьте позади груз чужих ожиданий, сбросьте оковы выученной покорности и сделайте шаг навстречу вольности.
Время окунуться в эту бурю и обрести себя на самой вершине.
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